la gourme chez le cheval

La gourme est une maladie bactérienne bien connue des propriétaires de chevaux et notamment des éleveurs en raison de son extrême contagiosité. Elle touche plus souvent les jeunes chevaux, dont le système immunitaire est moins compétent, mais peut survenir à n’importe quel âge. 

Il est donc important de connaitre les premiers signes de la maladie afin de prendre les mesures adéquates pour limiter sa propagation. C’est pourquoi, sur Companimo, nous vous accompagnons avec des conseils pratiques pour anticiper les petits incidents du quotidien.

Etiologie

L’agent infectieux responsable de la gourme se nomme streptococcus equi. Cette bactérie possède une forte spécificité d’hôte et n’atteint donc que les équidés (chevaux, ânes, zèbres). Elle se transmet par contact direct (entre chevaux) ou indirect par des surfaces contaminées (sol, abreuvoir, litière, parois de boxes…) mais peut aussi être transportée par les insectes (surtout les mouches), par des véhicules, du matériel ou sur les vêtements d’une personne. La bactérie colonise ensuite l’appareil respiratoire du cheval provoquant une rhinite et/ou une pharyngite puis atteint les nœuds lymphatiques loco-régionaux en empruntant les voies lymphatiques qui drainent les muqueuses nasales et pharyngées. Dans de rares cas, les bactéries peuvent également passer dans le sang, à l’origine de complications plus graves.

Incubation et symptômes

L’incubation dure majoritairement entre 3 et 15 jours.

Les premiers signes sont :

  • une atteinte de l’état général avec une hyperthermie pouvant aller jusqu’à 40°C
  • les chevaux sont alors abattus et peuvent perdre l’appétit.
  •  une inflammation des muqueuses de la tête, avec parfois des œdèmes mais aussi du jetage, qui peut être séreux au départ mais devient rapidement purulent.

Enfin, le cheval manifeste une douleur au niveau de l’auge et on remarque une hypertrophie puis une abcédassions des nœuds lymphatiques de la tête et du cou. Les abcès des nœuds lymphatiques sous mandibulaires, parotidiens et rétro-pharyngiens sont souvent impressionnants par leur taille et par la quantité de pus qu’ils peuvent déverser.

Ces matières purulentes sont très riches en bactéries, les rendant alors très contagieuses.

Évolution et complications possibles

Les chevaux développent généralement une immunité forte, avec des anticorps efficaces, leur permettant de lutter contre une prochaine infection, les poulinières pourront également les transmettre à leur progéniture via le colostrum, c’est pourquoi les infections sur les poulains de moins de 4 mois sont moins fréquentes. Les jeunes chevaux, notamment entre le sevrage et l’âge de 2 ans, ayant un système immunitaire immature, sont plus sensibles.

Les complications sont relativement rares mais toutefois possibles et parfois mortelles, avec par exemple :

  • une dissémination des germes par voies hématogène à l’origine d’une septicémie
  • de la formation d’abcès sur d’autres organes (poumons, viscères).

Il est également possible que les chevaux gardent des bactéries, en particulier dans les poches gutturales, responsables d’une inflammation chronique avec d’éventuelles complications (empyème par exemple) ou d’un portage inapparent (on estime qu’environ 10% des chevaux qui guérissent de la gourme deviennent porteurs asymptomatiques !).

Diagnostic et traitement

Étape Description
Diagnostic clinique Les signes cliniques étant très évocateurs, le diagnostic est souvent rapide.
Diagnostic de certitude Il repose sur l’identification de la bactérie Streptococcus equi equi dans les matières infectées.
Prélèvements réalisés Ils sont effectués sur le pus des abcès, le jetage et les sécrétions nasales.
Traitement de la gourme Selon le stade, il consiste à faire mûrir les abcès, les percer, les rincer à la bétadine diluée et à instaurer une antibiothérapie adaptée.
Durée de contagiosité Le cheval peut rester contagieux jusqu’à 6 semaines après la guérison.
Survie de la bactérie Les bactéries peuvent survivre plusieurs semaines dans le milieu extérieur.
Mesures d’isolement Les chevaux malades et convalescents doivent être isolés rapidement.
Désinfection Les boxes, auges, abreuvoirs et parois doivent être désinfectés quotidiennement.
Matériel et litière Le matériel doit être nettoyé et désinfecté, et les litières contaminées détruites.
Prévention de la propagation Il est nécessaire de lutter contre les insectes, condamner les prés contaminés et appliquer une hygiène stricte du personnel.

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Questions Fréquentes

La gourme est-elle dangereuse pour le cheval ?

Dans la majorité des cas, la gourme guérit bien. Cependant, des complications peuvent survenir, surtout sans prise en charge rapide.

Comment éviter la propagation de la gourme ?

Il est essentiel d’isoler les chevaux malades, de désinfecter le matériel et de respecter une hygiène stricte dans les écuries.

Un cheval guéri peut-il encore transmettre la gourme ?

Oui, certains chevaux restent porteurs sans symptômes et peuvent transmettre la bactérie plusieurs semaines après la guérison.

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